1) L’assurance face aux nouveaux visages de la vulnérabilité :
Publication : Revue Risques, n° 77
Date : Mars-Juin 2009
Résumé :
On constate en France un décalage important entre une pauvreté mesurée – en baisse depuis 1970 puis stable depuis 2002 – et une pauvreté ressentie comme plus inquiétante par les Français. Souligner ce contraste ne signifie pas que l’insécurité sociale soit le fruit d’une paranoïa collective. Si la société française reste toujours une société assurancielle, son système de protection sociale ne répond plus forcément aux réalités ou aux aspirations d’une société « post-industrielle ». Trajectoires personnelles, professionnelles ou familiales bien plus individualisées, cycle de vie classique (éducation, travail, retraite) qui aurait vécu, crainte de déqualification ou ascenseur social en panne sont autant d’éléments qui incitent à regarder la pauvreté non plus sous l’angle unique d’une situation statique et purement monétaire, mais à travers le prisme multidimensionnel de la vulnérabilité. Que peuvent faire l’État et les industriels de l’assurance face à ce décalage entre une individualisation des trajectoires subie ou assumée, et une peur collective réelle ou fantasmée de la précarité ? L’article revient sur cinq pistes d’assurances individuelles ou collectives actuellement explorées techniquement et financièrement. Ces dernières seront cependant d’autant plus partielles qu’elles ignoreront une réflexion plus globale sur la société. L’assurance, construction sociale, identitaire, économique, financière et politique n’est d’ailleurs que le reflet de choix collectifs et individuels, un choix de société.
2) Assurance et microassurance en afrique
Publication : Revue Risques, n° 71
Date : Septembre 2007
Résumé : Vulnérabilité et pauvreté sont intrinsèquement liées. Ce constat explique en partie le développement de nouvelles assurances populaires plus au fait des réalités socioéconomiques et culturelles des populations des pays en développement. À l’aune des densités et des taux de pénétration de l’assurance des pays africains, et de la pauvreté relativement massive de leur population, la distinction entre l’assurance populaire et la microassurance s’avère donc bien délicate.
Publication : Revue Risques, n° 65
Date : Mars-Juin 2006
Plan détaillé :
- Une définition claire pour une interprétation variée
- L’émergence de la microassurance
- De la microfinance à la microassurance
- L’Inde : « Un domaine géant de la microassurance ? »
- AIG : l’Inde maintenant, l’Afrique de l’Est depuis bientôt 10 ans
- Des partenariats multiformes, de nouvelles frontières
4) De la microassurance à l’assurance: Les conditions du développement
Publication: Revue Risques n°86
Date: Septembre 2011
Résumé: La liste des risques susceptibles de plonger les individus dans la pauvreté, puis l’indigence en raison d’un sinistre non couvert est bien longue, et il suffit, aux assurés que nous sommes, de se projeter un temps dans un monde sans assurance privée ou sans protection sociale pour en dresser l’inventaire.
Mesurant la précarité de leur situation, les populations de pays en développement n’ont pourtant de cesse de gérer ces risques à travers des systèmes informels (dons et contre-dons, tontines, fonds funéraires, diversification des actifs et des réseaux de sociabilité, etc.) susceptibles d’atténuer les chocs. Ce besoin de sécurité contre les aléas de la vie n’a rien d’original. Il constitue même une condition anthropologique à l’origine des constructions sociales, voire identitaires, et va bien au-delà de la pensée de Rousseau qui voyait dans la violence de la Nature l’origine des sociétés humaines.